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Dans une période
de crise, l’AD-PA peut comprendre que les évolutions budgétaires
puissent être plus difficiles qu’à l’accoutumée,
à condition qu’elles s’accompagnent d’un vrai dialogue
et qu’elles ne soient pas l’occasion d’imposer des charges
nouvelles.
L’Etat a choisi une
toute autre voie, en imposant dans le Projet de Loi de Finances pour la Sécurité
Sociale des mesures totalement inacceptables.
En premier lieu, le taux
d’augmentation des budgets pour les personnes âgées fragilisées
( 1 ) ne permettra pas de rattraper les retards français, contrairement
aux annonces faites ni même d’honorer les maigres engagements de
l’Etat en matière de création d’établissements
et de services à domicile.
Surtout l’Etat va
organiser des restrictions intolérables à l’encontre des
résidents en limitant leur accès aux médicaments et en
diminuant le nombre de personnels de certaines structures. Enfin l’Etat
remet en cause les relations sociales du secteur en refusant de prendre en charge
les conventions collectives.
Au moment où l’industrie
automobile supprime des milliers d’emplois, Pascal CHAMPVERT, Président
de l’AD-PA, rappelle que les établissements et services à
domicile pour personnes âgées pourraient créer des centaines
de milliers d’emplois pour accompagner nos anciens comme ils le méritent.
Crédit photo
: Olivier THOMAS